Home Articles par Edition Femmes d'Aujourd'hui Le raquetage
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Ma fille de 6 ans, à qui j’avais donné 10 euros pour une occasion précise, s’est vue obligée par deux grands de les leur donner, sous peine qu’ils lui fassent mal. Elle amis plus de trois semaines à m’en parler parce que j’insistais pour savoir ce qu’était devenu cet argent. (Je pensais qu’elle l’avait perdu mais qu’elle n’osait pas me le dire. Que conseillez à une si jeune enfant si cela se reproduit ?

Il est vrai que les problèmes de rackecting sont une véritable plaie par les temps qui courent ! Première précaution, pour ne pas tenter le diable, il est sans doute judicieux de conseiller aux enfants de ne pas aller à l’école avec de l’argent plus qu’il n’en faut, ni avec des objets auxquels ils tiennent.

Mais face à ce type de violence, faut-il en vouloir aux enfants ou aux adultes qui n’osent plus mettre de limites et prendre des positions d’autorité ? En effet, de nos jours, trop d’adultes se mettent en position d’égalité avec les enfants, effacent toutes les différences de place qui légitime l’autorité, ce qui a pour conséquence grave que l’adulte perd sa place de protecteur. C’est alors la barbarie de la loi de la jungle qui domine et sévit. Dans un monde sans limites, les enfants sans repères fixes ne se sentent pas en sécurité !

Face à ce constat, que faire concrètement pour votre fille ? Aborder ouvertement cette question et montrer que vous êtes au courant de ces procédés mais qu’il s’agit de quelque chose d’inacceptable et que l’adulte se doit de protéger les enfant de ces pratiques barbares. Voilà déjà le cadre mis et la place de chacun clairement explicité.

Deuxième paramètre : si cet acte est inacceptable, il doit être puni. Il est par conséquent important qu’un parent (avant même que son enfant n’ait subi ce genre d’ennui) se tienne au courant de la politique de l’école face au racketing et puisse en informer son enfant. Ainsi futur racketé ou racketeur est prévenu… 

Jouer la politique de l’autruche est la pire des choses car laisse supputer par les enfants plus jeunes ou plus faibles que celui qui a le plus de pouvoir  est celui qui est le plus fort et non l’adulte. Dans ce cas, l’enfant victime choisit de se taire pour tenter d’échapper aux menaces de récidive ou de vengeance de son bourreau.

Pour qu’un enfant ose venir en parler, il est indispensable qu’il éprouve la solidarité famille-école face à ce problème. Si tous les adultes se reconnaissent dans les mêmes valeurs, dans le même engagement, la violence est contenue ! Ce n’est que la claire prise de responsabilité, par des adultes légitimés à poser des interdits, qui déliera la langue des abusés ; et pourra aider le jeune violent (désabusé lui…), en le confrontant aux conséquences de ses actes, à reprendre confiance dans la société qui l’a accueilli… 

 

 

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