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Ma fille, 6 ans, n’arrête pas de nous raconter des histoires. Elle fabule sur tout et sur rien et, dans la foulée, elle ment sans se démonter, allant jusqu’à nier l’évidence certaines fois. Je suis complètement désemparée car, pour moi, la confiance est primordiale. Avec elle, nous ne savons jamais que penser.

L’âge où un enfant fait la différence entre la fiction et la réalité est très variable. Il est donc difficile de répondre précisément à cette dame parce que comprendre un enfant ne peut se faire que sur le plan des choses concrètes et elle ne nous cite pas d’exemple de mensonges.

Inventer des histoires fait partie de l’enfance. A cet âge l’on déborde d’imagination, on adore le merveilleux au point même de se créer de véritables romans. Cependant dans le récit de cette maman, l’affabulation de cette enfant  semble prendre des aspects excessifs. Il peut y avoir différentes raisons pour lesquelles un enfant ne dit pas la vérité.

Un enfant peut raconter une fable pour le plaisir de l’invention. L’imaginaire est la poésie des humains il nous permet d’imaginer ce que nous ne pouvons avoir ou faire. Le succès de la télévision est en partie due à ce qu’elle nous permet de vivre par l’intermédiaire de l’image du « pas vrai ».

Une enfant peut aussi nier l’évidence car c’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour s’opposer à l’adulte, pour montrer qu’elle peut avoir une vision différente ! Alors le mensonge est une prise de position à contre pied.

Certains enfants trafiquent sans cesse la vérité par le récit d’histoires très éloignées de la réalité. Par exemple, ils font croire à leurs compagnons de classe que les parents possèdent telle voiture ou professent tel métier prestigieux ou encore reviennent de l’école en expliquant aux parents qu’il y a eu le feu dans leur classe et que le professeur est à l’hôpital ! Que cachent ces étranges récits ? Sans doute un besoin de s’identifier à une histoire qui n’est pas la leur, à refuser une identité qui leur est propre s’en inventant  une autre comme si un manque, une déception était à camoufler…Dans ce cas, plutôt que de dramatiser, l’humour nous est d’un grand secours ! Si l’enfant affabule une fantastique histoire de l’école en feu, pourquoi ne pas le prendre à son propre jeu en affabulant avec lui ? Par exemple « Oui, d’ailleurs quand les pompiers sont arrivés, il y en a un qui s’est pris les pieds dans le tuyau d’arrosage et il s’est retrouvé à l’hôpital dans la même chambre que le prof ! »

Un enfant peut aussi raconter n’importe quelle « salade » s’il a l’impression que l’on a fait de même avec lui concernant des thématiques essentielles comme le sexe, la mort d’un proche ou essayer de lui faire croire, à son âge, que Saint Nicolas « c’est pour du vrai ».

 

 

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