Home Articles par Edition Le Ligueur Opter pour quel genre de NON
Opter pour quel genre de NON PDF Imprimer Envoyer

Pouvoir passer suffisamment de temps avec ses enfants est un luxe dont il ne faut guère négliger la valeur!
Nombreux sont les parents qui, rentrant tard du travail, ne souhaitent guère rentrer en conflit avec leur enfant lors du court laps de temps des retrouvailles. En d'autres mots, à I8h, fatigué par une journée de stress, un parent n'a plus souvent la force ou l'envie de dire NON à son enfant,, encore moins de le réprimander lorsqu'il dépasse les limites. " Vous comprenez, nous voyons déjà si peu Lauranne, nous n'avons pas envie de nous disputer à peine revenus à la maison. Alors bien sûr finalement cédons sur des points qui théoriquement sont inacceptables..." explique un Papa en soupirant.
D'autres parents disposent de plus de temps; certaines mamans ont la chance de pouvoir jouir de l'opportunité de rester à la maison ou de travailler à temps partiel. Jouissant alors de plages plus larges pour s'accorder de bons moments avec les enfants, elles se sentent moins culpabilisées, ou moins frustrées lorsque l'enfant est fâché suite à un refus de leur part. Avoir plus de temps permet, souvent, de mieux faire face aux contingences éducatives parfois bien contraignantes!
Les enfants sentent parfaitement bien le climat psychique dans lequel baignent les parents. De plus comme ils ne sont pas idiots, sachant faire flèche de tout bois, ils savent magnifiquement manoeuvrer pour utiliser le parent à leur meilleure convenance!
Voici une petite anecdote bien parlante. Anne a invité son amie Pauline afin de partager avec cette dernière les jeux du mercredi après-midi. Les deux gamines, âgées toutes deux de cinq ans, se dirigent vers la cuisine à la recherche d'une petite sucrerie.
La maman observant la scène dit à sa fille: "Anne chérie, il est bientôt l'heure du goûter, ce n'est pas le moment de manger des bonbons. Vous en aurez un après." Les petites se consultent du regard.
Prenant une voix charmeuse Anne tente sa chance: "Mais Maman, juste un petit bonbon. Ce n'est pas gentil pour Pauline!"
" Non- Anne, tu sais quand je dis non c'est non! Ca ne sert à rien d'insister, vous aurez un bonbon après le goûter." répond la maman d'une voix calme mais ferme.
Les fillettes quittent la pièce d'un air désabusé.
Pauline, visiblement étonée, dit à sa petite amie: "Mais enfin tu aurais dû insister; moi, quand je scie assez longtemps, ma mère fini toujours par me le donner."
La dessus, Anne enchaine d'un ton convaincu: "Non, avec ma Maman, ça ne marche pas!"
Il est essentiel de prendre conscience d'une chose: énormément d'énergie et de stress sont épargnés tant aux parents qu'à l'enfant lorsque que des deux côtés il est clair que NON ne signifie pas PEUT-ÊTRE! A-t-on déjà pensé à quelle tension est soumis un enfant qui ressent que NON ne veut pas nécessairement dire NON? Dans ce cas, il est moralement obligé, s'il veut être honnête avec son désir, d'insister et de persister jusqu'à ce que NON devienne OUI! De leur côté, les parents disent, finalement, céder à la demande de l'enfant tant ils sont mis à bout par les scieries de celui-ci.
Tout cela est bien épuisant pour les diffèrents protagonistes! En fin de compte les relations familiales sont bien moins éprouvantes lorsque un Non peut rester un Non! Une colère, une bouderie de quelques minutes, de la part d'un enfant fâché sur ses parents, est une pacotille en comparaison aux dégâts engendrés par les désordres relationnels résultant d'un Non qui devient Oui.

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