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Il est attaché à son doudou, et vous ?

Merveilleux objet que le doudou ! Qu’il s’agisse d’un bout de tissu ou d’une peluche qui a déjà bien vécu… Grâce à sa douceur au toucher, à son odeur familière ou à son « goût » particulier, votre loulou retrouve avec lui la sécurité, se calme, a moins peur. Alors oui, qu’il se nomme Doudou, « mon doudou » ou…, il est précieux pour votre enfant.

Article paru dans Le Ligueur, par Martine Gayda

« Cet objet, qu’on appelle objet transitionnel, permet au jeune enfant de se consoler en l’absence de ses parents, de sa maman en particulier. Il l’aide à retrouver l’état fusionnel qu’il avait avec elle juste après la naissance, et cela le rassure », rappelle Diane Drory, psychologue et psychanalyste. 

Doudou ou pas doudou

Merveilleux objet… pour les parents aussi ? « Curieusement - et le phénomène est assez nouveau -, si l’enfant tient à son doudou, le parent en conclut : ‘Mon enfant tient à moi’, et là, il y a vraiment un malentendu, observe la psychologue. Parce que certains enfants ont moins besoin d’un doudou que d’autres ou n’ont tout simplement pas besoin de doudou et se réassurent autrement, par exemple en caressant le coin d’une oreille, en suçant leur pouce, en employant des sensations et des images intérieures (plonger dans leurs souvenirs, c’est pour eux une façon de penser à leur maman)… »

Dérive actuelle : « Aujourd’hui, il est tellement important d’être aimé de son enfant que le doudou devient le signe de l’amour qu’il nous porte. Avec cette conséquence que s’il ne possède pas de doudou, on imagine qu’il n’a pas tout ce qu’il lui faut. » Le doudou, une norme culturelle ? Plus que jamais…

Recherche doudou désespérément 

Bien révélateur aussi, ce qui se passe côté enfants et côté parents… quand le doudou, chéri depuis si longtemps, est soudain égaré. Ce n’est pas systématiquement un drame pour son proprio. « Pour certains enfants, le doudou volatilisé n’empêche pas la vie de continuer : ils sont passés à autre chose, ils ont avancé sur le chemin de la symbolisation. » Avec, par exemple, tous ces bisous imaginaires que vous glissez dans leur poche : « Quand ça ne va pas, tu prends un bisou… » Bien sûr, il arrive aussi que la perte du doudou entraîne un véritable traumatisme : cela peut être le cas si l’enfant est très angoissé ou très insécurisé.

Mais, d’une façon générale, « ce qu’on observe surtout, c’est l’affolement parental », souligne Diane Drory. Et les fabricants de jouets surfent sur la vague, eux qui sont de plus en plus nombreux à proposer un service de remplacement de doudous perdus.

Mon doudou pour la vie ?

Le doudou, c’est vite un vieux compagnon de route pour l’enfant. Pour la vie ? « Normalement, arrive un moment où l’enfant se détache de cet objet transitionnel, insiste Diane Drory. Il a psychiquement, symboliquement intégré les figures parentales : il a papa et maman bien inscrits dans son cœur. Il se réassure par lui-même. » 

Or, combien de jeunes ados de 10, 11 ou 12 ans ne découvrent-ils pas, lors d’un voyage scolaire, leur doudou rangé par maman au fond de leur valise ! Aïe, n’y aurait-il pas des parents inquiets là-derrière ? « C’est quelque part les empêcher de grandir, nier leur capacité de surmonter leurs frustrations ou de gérer leurs peines, leur dire que vous leur serez toujours indispensables. » 

De là à obliger son enfant à abandonner son doudou à un moment précis, lors de l’entrée en maternelle par exemple… « En fait, l’enfant va lâcher par lui-même son doudou… au moment où il n’en a plus besoin. Il le veut dans sa valise? Mettons-le. Mais ne le lui imposons pas. Laissons-lui la liberté de gérer sa relation à son doudou à son rythme. »

Zoom

À chaque peur, son chasseur !

La psychologue Diane Drory a collaboré avec la marque belge Fear Hunters (www.fearhunters.com) autour de sept peluches en tissu destinées aux 3-6 ans. Ce sont des chasseurs de peurs. Chacun aide les enfants à apprivoiser une peur spécifique (peur du noir, des microbes…). Les cicatrices qu’ils portent sont la preuve qu’ils en sont venus à bout. Ils sont « marqués par la vie, comme chaque enfant l’est ». Chaque peluche est accompagnée d’un livre écrit par Diane Drory. Ainsi que d’un spray aux huiles essentielles apaisantes imaginé par le laboratoire belge Pranarôm. 

Des parents en parlent :

Présent et absent en même temps

« Léa a 3 ans et demi et un doudou officiel. On avait tellement entendu d’histoires de doudous oubliés sur le bord de l’autoroute ou au parc que, pour éviter les drames, on avait d’emblée acheté trois peluches identiques. Léa est fort attachée à son doudou. Il arrive qu’elle l’oublie et, quand elle s’en rend compte, elle dit : ‘Oh, doudou ?’ Mais no stress ! Elle gère son doudou comme elle veut, elle le garde pour dormir, puis le tape dans un coin… On suit, en fait, son mouvement… »

Mathias

Une habitude

« Matteo a toujours eu un doudou. Aujourd’hui, à 4 ans et demi, il fait appel à lui quand il se fait mal (‘Je veux doudou’) et pour la nuit : c’est plus un rituel qu’autre chose. Il commence d’ailleurs à l’oublier quand il va faire dodo. »

Clara 

Mots clés: Relation Mère Sécurité