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Au nom de la solidarité

La solidarité ne serait-elle pas la seule réelle garantie de sécurité ? 

Au lieu de cultiver la méfiance face au différent, éduquons au respect et notre meilleure protection sera la confiance mise dans l’autre ! La sécurité dans son sens plein du terme n’est-elle pas avant tout le sentiment de ne pas être seul au monde ? Si nous nous rendions compte de l’importance de l’interdépendance, l’on n’assisterait pas au spectacle d’une femme enceinte essayant de charger sa voiture d’un paquet lourd et encombrant sous le regard de trois personnes qui ne pensent même pas à lui venir en aide…

Pourrions-nous conclure en estimant que sécurité et solidarité sont deux concepts étroitement liés ? Mais vous me direz, nos lois sociales sont justement basées sur la solidarité, chacun paye pour celui qui est en difficulté. Notre Etat Providence est effectivement orienté par un principe de solidarité. Alors ne sommes-nous pas dans le meilleur des mondes ? Un paradoxe, hélas, se constate : l’Etat Providence est conçu pour pourvoir aux démunis mais l’éducation dispensée est essentiellement basée sur la promotion de l’individualité ! A l’inverse du principe de complémentarité qui prône le « toi et moi », l’individualité promulgue la philosophie du « toi ou moi », de la compétitivité. Celle-ci entraîne des batailles d’individus qui ont oublié que la sécurité c’est de lutter ensemble pour un bonheur commun… Alors l’Etat Providence devient une institution dont chaque individu cherche à tirer un maximum de profit sans se poser la question du bien commun… N’est ce pas là toute la question des abus, notamment en matière de sécurité sociale (chômage, assurance maladie, allocations familiale, etc.) ? De même, l’inquiétante divergence entre le sort des pays riches et ceux des pays pauvres ne tient-elle pas à ce même manque de solidarité ? 

Tout en nous réjouissant de tout ce que l’intelligence des hommes a été capable de découvrir et d’inventer, à l’instar d’une vieille sagesse tibétaine nous ne devons pas oublier : qu’une fleur n’existe pas sans les autres fleurs, sans les insectes qui la butine, le vent qui la féconde, l’eau qui l’arrose, le soleil qui la fait s’ouvrir, la terre qui la nourrit. Et nous,  humains, devrions garder à la conscience que nous faisons partie de cette chaîne de vie. 

« Je vous souhaite du fond du cœur
De retrouver le sens de l’angoisse
Devant le soleil qui meurt.
Quand le soleil meurt, aucune certitude scientifique
Ne doit empêcher qu’on le pleure,
Aucune évidence rationnelle, qu’on se demande s’il renaîtra.
Vous vous mourrez lentement
Sous le poids de l’évidence ;
Je vous souhaite cette angoisse.
Comme une résurrection. »

Cheikh Hamidou Khan 

 

Mots clés: Solidarité Respect Humanisation