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Aucune motivation pour l'école

"Jacques s'en fout de ses points, il n'est absolument pas motivé pour les tâches scolaires !" Ah, ces échecs scolaires, ils en auront fait couler des larmes et de l'encre ! Cependant, ils semblent continuer à dangereusement envahir les statistiques...

Pour certains parents, échec scolaire étant synonyme d'échec éducatif, ils se montrent doublement exigeants et revendicatifs par rapport au "temps de travail".

Ainsi, certains enfants passent-ils leur après quatre heures vissés sur une chaise à côté d'une mère éreintée de porter à bout de bras un enfant qui échoue dans une tâche que trois minutes avant il effectuait sans erreur. L'un et l'autre n'en peuvent plus, malgré tout l'amour, rage et désespérance surgissent, et croyez moi pour enraciner échec scolaire on ne peut mieux faire !

"D'accord, me rétorquerez-vous, mais il faut vous rendre compte qu'il est tout à fait capable de réussir mais refuse de faire un effort !" Effectivement, pour apprendre il ne suffit pas d'être capable, encore faut-il le vouloir !

La motivation

Ce vouloir auquel l'enfant se refuse malgré ses capacités, à quoi renvoie-t-il ? Ne s'agit-il pas essentiellement de motivation ? Celle-ci est autant nécessaire à l'apprentissage que l'essence à la voiture !

La motivation à l'apprentissage scolaire est un phénomène qui prends sa source dans les perceptions qu'un enfant à de lui-même et qui le stimulent à choisir de s'investir dans cette activité scolaire et de persévérer dans son effort.

Pourquoi Paul et pas Jacques ?

"Pourquoi Jacques est-il si peu motivé face aux taches scolaires alors que Paul, notre second, travaille seul et revient toujours avec de bonnes notes? Nous les avons cependant élevés de la même manière !" se lamente Jeanine.

Si, bien sûr, la compétence des parents et des enseignants ont une influence sur la motivation d'un enfant face aux tâches scolaires, celle-ci est tout à fait impossible pour un enfant n'ayant pas comblé ses besoins de base. Cet état de fait est malheureusement trop souvent oublié...

Qu'entend-t-on par besoins de base ? Les premiers besoins dont nécessitent un enfant seront physiologiques. Il est évident pour tout le monde qu'un enfant affamé ou glacé aura de la peine à se concentrer sur son devoir ! Tout aussi évident seront les besoins de sécurité, nous savons tous qu'un climat de guerre rend la scolarisation difficile.

Et si c'est la guerre entre les parents ?...

Viennent ensuite les besoins d'appartenance et d'amour, ceux-là sont parfois oubliés quand on essaye de résoudre un problème scolaire. Or, comment un enfant peut-il consacrer une grande partie de son énergie vitale à apprendre des choses très difficiles comme l'alphabet ou des fractions, si dans un coin du coeur se pose sans cesse la question: "M'aime-t-on ? Suis-je vraiment l'enfant que mes parents ont voulus ? D'où est ce que je viens pour être si différent de ce qu'ils souhaitent ? etc..."

Une fois ces trois niveaux, tel une pyramide, bien mis en place, se sont les besoins d'estime de soi. qui cherchent une réponse aux questions: "Puis-je être fier de qui je suis ? Suis-je un nul ? Suis-je content d'appartenir au sexe qui est le mien ? En quoi suis-je important aux yeux de ceux qui m'entourent ? etc..."

Ce n'est que lorsque une réponse positive est trouvée par rapport aux quatre niveaux pré-cités qu'une place peut s'ouvrir pour le besoin cognitif c'est à dire l'envie d'apprendre.

De nos jours, le réussite scolaire se révèle être une nécessité qui fait loi. Aussi, nombre d'éducateurs s'acharnent à remplir le crâne d'enfants, rebelles à l'apprentissage scolaire, de données oubliant que celui-ci n'enregistrera de toute façon que très superficiellement ou rendra inutilisables ces acquis tant que les besoins sous-jacents à ceux de l'apprentissage n'ont pas été entendus et satisfaits !

Or le malheur veut que plus un enfant échoue face à l'insistance de l'adulte d'obtenir une réussite, plus le sentiment d'estime de soi perd de ses plumes....

L'enjeu de la perception de soi

La perception de soi se construit dans un premier temps dans le cadre familial, l'enfant observant et écoutant les agissements à son égard. Une fois rentré en maternelle, les commentaires de l'enseignant et les remarques des enfants viendront confirmer ou ébranler la première perception de soi. Cette perception de soi est la clé de voûte de l'apprentissage, mais vous vous en doutez bien, ce ne sont pas que les capacités réelles de l'enfant qui comptent, ce sont aussi et surtout celles qu'ils pense avoir !!

Ainsi Jacques, estime d'office que la demande de l'adulte est au dessus de ses forces. Face à chaque devoir il dit spontanément: "C'est trop difficile, je ne sais pas le faire" En effet, face à chaque engagement cognitif, tout enfant se juge, s'évalue en fonction de ce qui lui est demandé et en fonction de l'image qu'il a de lui-même.

D'ailleurs bon nombre de parents qui consultent pour problèmes scolaires, notifient "Et vous savez, je dois vous dire qu'il est très peu sûr de lui". Intuitivement ils se rendent comptent qu'échec scolaire et image de soi sont souvent très liés.

Se serait mettre la charrue devant les boeufs que de vouloir forcer un apprentissage chez un enfant qui doute profondément de ses capacités à atteindre le but qui lui est assigné. Autant demander à un manchot de gagner un concours de tir à l'arc !

Mots clés: Ecole Relation Scolarité Echec Appartenance Effort