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Choisir

Cherchant à les rendre plus autonomes, la majorité des parents stimulent, chez leurs enfants, à l'occasion de situations quotidiennes, la capacité de choisir. La réaction de l'enfant fait parfois douter les parents du bien fondé de leur initiative.
" J'estimais que Serge, maintenant âgé de 3 ans, avait atteint l'âge de pouvoir choisir l'une ou l'autre chose concernant sa vie personnelle. Aussi l'autre jour, beurrant sa tartine je lui demandai s'il voulait de la confiture ou du fromage. Il répond souhaiter de la confiture. A peine en ai-je tartiné la tranche de pain qu'il se met à hurler:
"Non, je veux du fromage!".
Après tout comme moi-même j'avais envie d'une tartine à la confiture, je pris une autre tranche de pain pour la couvrir d'une tranche de fromage. L'opération à peine entamée voilà que mon bonhomme d'une voix catégorique m'annonce qu'il n'aime pas ce fromage-là et donc voudrait quand même de la confiture.
Je me rends compte que si je cède à nouveau, le scénario recommencera.  Je lui explique qu'il doit savoir ce qu'il veut et la dessus, il me répond: " Je ne veux rien, je n'ai pas faim!"
N'est-il pas encore trop petit pour choisir? Ne dois-je pas continuer à décider à sa place?"
Partager le pouvoir.
Lorsque les parents souhaitent voir, petit à petit, un enfant prenne ses responsabilités vis à vis de lui même, ils optent pour un partage des décisions entre parents et enfants. En d'autres mots, le parent restreint son pouvoir de choix afin de permettre à l'enfant d'étendre le sien. Par exemple, grandissant, l'enfant acquiert le droit de décider ce qu'il souhaite sur sa tartine.
Cette passation de pouvoir est, aux yeux de l'enfant, bien plus importante que la matérialité de ce qui effectivement couvrira sa tartine. "L'adulte veut bien ne pas tout décider à ma place" Nanti de cet encouragement parental à " devenir comme les grands", l'enfant part à la conquête de ce pouvoir. Cela soulève bien sûr immédiatement la question "Jusqu'à quelle limite puis-je user de ce nouveau pouvoir?"
Du pouvoir, mais jusqu'où?
Investi de ce nouveau pouvoir, l'enfant découvre que l'adulte exécute ses ordres. Effectivement, l'adulte accorde à l'enfant, un pouvoir sur lui puisque si il veut de la confiture, il reçoit de la confiture. Le pouvoir n'est-il pas pour chacun d'entre nous grisant? Aussi l'enfant tente sa chance: changement de direction, cap sur le fromage, et voilà l'adulte qui lui fait une tartine au fromage! Pourquoi pas continuer ce petit jeu?
Pour le petit enfant, face à une possibilité de choix, changer sans cesse d'idées est lié a l'ambition d'exercer un pouvoir maximum sur l'adulte. Hélas, l'adulte n'a pas toujours conscience de l'enjeu en question. Au contraire, souvent, il croit que l'enfant se moque de lui, le tourne en bourrique et furieux il fini par lui dire quelque chose du genre: "Tu es infernal. J'ai la preuve maintenant que tu es trop petit pour choisir; Puisque tu fais le bébé, c'est moi qui vais décider à ta place!"
Voilà un retournement de situation bien ennuyeux car l'enfant en conclu: "Grandir en ayant du pouvoir est bien alléchant mais c'est un piège dangereux car cela me fait perdre l'amour que l'on me porte. L'adulte fait semblant d'accepter de me donner du pouvoir mais en fait il souhaite dans le fond que je reste petit. Il vaut mieux, ne pas avoir mes idées à moi, ainsi on continuera à m'aimer." Ce sont ces enfants qui dès qu'on leur pose une question personnelle, tournent leur regard vers le parent afin de lire dans ses yeux la réponse qui conviendra, ou même pire qui attendent que le parent réponde à leur place...
Pour éviter tout malentendu
Opter pour un pouvoir partagé ne signifie pas donner à l'enfant un pouvoir sans limites. En d'autres mots, lorsque l'enfant à choisi, l'adulte lui apprend à se tenir à ce choix, garantissant par la même la valeur de la parole. De ce comportement l'enfant peut déduire: "L'adulte accepte de me donner un certain pouvoir de décision concernant ma personne afin que je devienne responsable de moi-même. L'adulte se plie donc à ma demande, mais celle-ci formulée il me pousse à assumer mes choix. J'ai donc intérêt à ne pas décider n'importe quoi me concernant car ma parole est prise au sérieux et mise à exécution!"