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Le langage sous toutes les couleurs !

Si la capacité de parler est innée le langage, pour sa part, s’est construit depuis la nuit des temps. Par l’intermédiaire de nos parents, nous héritons de la langue de nos ancêtres, chaque génération y apportant son petit grain de sel.

Paramètre de la relation entre individus, la parole est, par excellence, le moyen de communication entre humains, elle devrait favoriser la confiance puisqu’elle permet « d’exprimer » les idées et les sentiments des uns et des autres.

Du bon usage du langage

Nous pourrions dire que le langage, oral ou écrit, porte la vie car il permet à la fois l’objectivation de la pensée et la transmission de l’histoire tant individuelle que familiale ou universelle.

Deux formes de langage peuvent être distinguées: la parole vide et la parole pleine.

La parole vide, utile dans certaines circonstances est un langage de courtoisie sans profondeur ni messages clés. Le bon sens populaire avec des expressions telles que : « Il parle pour ne rien dire » ou encore « parler de la pluie et du beau temps », a bien ciblé ce type de discours.

La parole pleine par contre, nous permet de découvrir cette part de mystère qui nous habite, elle nous initie à trouver les clés pour vivre. Cette parole nous permet de retrouver l’Etre que nous sommes et qui nous rend humain. Elle est parole d’Etre parce qu’elle donne du sens. Permettant l’échange et la transmission d’opinions personnelles et de savoir universel, elle est un véhicule d’apprentissage tout à fait déterminant.

Hélas, le langage n’est pas toujours un outil idyllique, tout dépend de l’usage que l’on en fait….

Le langage menteur

Un adolescent se désespérait d’avoir si peu d’amis, certains lui rétorquant « tu ne parles jamais ». C’est vrai, Jacques n’aime pas parler, pour lui la parole amène des problèmes !

A la question « Mais pourquoi donc penses-tu cela ? » Il répond : « Avec les mots on peut annoncer des actions qui ne seront pas réalisées, ou encore on peut donner un avis qui n’est pas celui que l’on pense ! Le langage n’est que mensonges ! Dans ma famille la parole est un véhicule de courtoisie, de semblant. C’est une sauce qui lie les évènements de la journée et cette sauce doit être bonne ! Pas question donc d’exprimer un avis qui n’est pas conforme à l’attente des autres, cela pourrait entraîner des discussions…mes parents ne supportent pas cela. Un jour j’ai manifesté mon non-accord mais l’huître parentale s’est aussitôt fermée. Mon père m’a dit qu’il dormait mal à cause de moi et, pendant une semaine,  ma mère m’a embrassé du bout des lèvres… »

Le langage piège, parole pleine… de menaces.

Pour certains parler c’est dangereux ! Donnons la parole à Alain : «Le langage ça peut tuer ! Je me méfie du discours de l’autre. C’est plus fort que moi, si quelqu’un me transmet un message verbal je vois toujours l’aspect négatif, je me méfie, je cherche le piège dans lequel on essaye de me faire tomber. Je ne peux m’imaginer que l’on me parle comme cela, simplement pour me transmettre un message sans arrière pensée , sans essayer de m’arnaquer. Enfant, ma mère avait l’art de demander des choses d’une telle façon que je ne pouvais échapper à sa demande. Par sa manière de m’adresser la parole,, elle manipulait et obtenait un énorme pouvoir de persuasion bloquant ainsi l’expression de ma pensée et de mes actes. »

N’allons pas nous imaginer qu’Alain avait une mère ogresse ou sadique. Des simples petites phrases comme : « Fais ceci ou cela …pour faire plaisir à Maman » ou encore des « Tu m’épuises quand … », « Quand tu n’obéis pas, tu es méchant pour Maman », etc., sont des pièges manipulatoires qui mettent l’action de l’enfant en balance avec l’amour qu’on lui porte. Soyons attentifs à ne pas remplir notre discours de petites phrases induisant la culpabilité et devenant, sans en avoir l’air, du chantage à l’amour. Pour un enfant RIEN n’est plus angoissant et comme Alain l’a bien expliqué, ce type de discours laisse des marques profondes  dans son rapport au langage.

Langage contradictoire

Rares sont les jeunes enfants qui ont de l’humour. Prenons garde de ne pas les déboussoler avec des messages qui ne correspondent pas à ce qu’ils voient ou sentent. Par exemple : il faut chaud dans une pièce et l’adulte dit « comme il fait froid ici ! », ou encore un « je suis très fâchée » avec un sourire aux lèvres.

Certains messages contradictoires sont réellement déstructurant : « Fais ce que tu veux mais tu dois … ». Le début de la phrase stimule, ouvre un champ d’action personnel. Mais à peine la balle lancée, la seconde moitié de la phrase immobilise sa course et la fait revenir au point zéro. En effet le « tu dois » coupe l’élan et retrace la seule route possible celle que l’adulte souhaite…

A force de messages contradictoires, l’enfant devient hésitant, il immobilise son processus de pensée, se laisse porter au gré des évènements sans chercher à y laisser une empreinte personnelle qu’elle soit verbale ou graphique.

En conclusion

Le langage, prolongation par excellence de la tradition familiale avec ses mythes et ses rituels, jouit, de façon essentielle, d’une fonction de structuration du psychisme. Cependant tel un couteau à double tranchant, le langage peut être la meilleure ou la pire des choses ! Le langage vrai, reflet de la pensée permet d’affronter la vie, tandis que le langage fallacieux, contradictoire ou trompeur, apporte sur la vie un regard de méfiance.

 

Mots clés: Société Transmission Langage Mensonge