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Organiser le quotidien avec un tableau de tâches

Trois enfants, deux garçons et une fille qui, à elle seule, fait plus de pétard que les deux autres réunis ! Les parents sont à bout. Ils travaillent tous les deux, les enfants tous en âge scolaire se font tirer l’oreille à chaque fois qu’un coup de main est demandé.

C’est toujours moi…

Les phrases clé qui reviennent tant dans la bouche des uns que des autres sont : « J’ai déjà aidé hier.. » « C’est toujours moi qui dois donner un coup de main, tu ne demandes jamais aux autres… » « Et pourquoi X ne doit-il pas le faire ? », « Oui mais les autres ont toujours une bonne excuse pour ne pas aider, c’est toujours tout pour les grands ! »… J’en passe et des meilleurs, vous qui me lisez avez sûrement déjà eu vent de ce genre d’ambiance !

Il n’empêche que cela met de la mauvaise humeur, une atmosphère stressée où, en fin de compte, les parents excédés hurlent un bon coup ou se résignent à faire eux-même ce qui est demandé mais en se sentant devenir les esclaves des enfants. Certains parents vont jusqu’à servir boissons et chips à leurs enfants, collés à la télévision, pendant qu’eux déjà fatigués d’une longue journée de travail assument toutes les tâches ménagères…mais ainsi pas de disputes! Ce qui conduit, de reprocher consciemment ou inconsciemment à leurs enfants d’être vraiment peu gentils et foncièrement paresseux ! Ou de les culpabiliser en disant « Que voulez-vous que j’ai encore comme temps à vous consacrer, puisque vous refusez d’apporter le moindre coup de main. »

Bien sûr, dans chaque famille il y a souvent un qui « Lui au moins aide spontanément, il pense à m’aider à sortir les paquets de courses de la voiture, parfois il met la table ou fait autre chose pour me soulager… » Est-ce un qui fait le manche à balle, qui veut être le chouchou ou qui a besoin de plus de reconnaissance ? De toute façon, cela n’arrange pas les rapports de fraternité !

Qui finalement est responsable du fonctionnement harmonieux d’une famille ?

Doit-on reprocher à un enfant de préférer une occupation personnelle à la tâche de, par exemple,  vider le lave vaisselle? Qui finalement est responsable de la bonne marche de la vie quotidienne, les adultes ou les enfants ? Est-ce à ces derniers décider jusqu’à quel point il faut soulager les parents de certaines tâches ? Est-ce à eux d’assumer la responsabilité de l’ambiance familiale ?  Les débordements émotionnels des parents sont-ils la faute des enfants ? Les enfants sont-ils là pour que les parents n’aient pas de sentiment d’abandon ?…

Partant de la bonne intention :« Ne pas vouloir imposer aux enfants une partie de la charge du quotidien », l’adulte n’impose rien de fixe mais…reproche que cela ne se fasse pas spontanément ! « C’est quand même normal de donner un coup de main ? » Eh bien non, même si c’est souhaitable, ce n’est pas dans la norme qu’un enfant se sente responsable de ses parents !

Par contre ce qui est normal et même indispensable pour chacun des enfants, c’est de se sentir un membre actif d’une famille, d’y avoir une place, d’y remplir un rôle, de se sentir intégré dans un système qui ne fonctionnerait pas aussi bien si ce même enfant n’existait pas.

De l’importance d’avoir une place.

Rien de pire que de se sentir un meuble, d’avoir l’impression « que la famille tournerait aussi bien si je n’étais pas là. » Pour donner ce sentiment d’exister, d’avoir une importance incontestable, il est important de distribuer à chacun un rôle à jouer dans le déroulement de la vie quotidienne.

Cela ne signifie pas : attendre que quelqu’un, soudain se décide spontanément à prendre une initiative bienveillante ! Ces gestes d’empathie, aussi sympathiques soit-ils, ne permettent pas une organisation structurée puisqu’ils arrivent à l’improviste.

Par contre, ce qui donne une place et un sentiment d’utilité c’est de savoir clairement, à l’avance quelle est la participation quotidienne de chacun au bon déroulement de chaque journée. C’est aux parents, par exemple lors d’un petit « conseil de famille », de prendre la responsabilité de responsabiliser chacun quant à une tâche à accomplir journellement.

Un tableau de tâches

Il est toujours intéressant de rédiger celui-ci par écrit, cela empêche des discutailleries inutiles du genre : « Oui, mais je n’avais pas compris la chose de cette façon » ou « Tu n’as jamais dit cela » ou « C’est pas vrai, j’avais jamais eu comme tâche de mettre la table du petit déjeuner » ou « mais moi je fais déjà assez en m’occupant de l’ordre de ma chambre » etc. Car soyons clair, faire partie d’une famille ne signifie pas seulement veiller à ses propres petites affaires, c’est aussi accomplir des actes pour les autres. Il ne s’agit pas de, seulement, ramasser l’essuie que l’on a employé après la douche mais s’astreindre à poser des actes pour le bien de tous, comme par exemple, mettre la table.

Pour que les choses soient claires et incontournables, le contrat doit être signer par chacun des membres de la famille ; c’est une façon de notifier qu’il s’agit d’un contrat familial, établi ensemble, chacun ayant eu la possibilités de donner son opinion. 

Les avantages qu’apporte une vie familiale structurée sont extrêmement importants pour remplir le cœur d’un enfant d’un sentiment de confiance et de cohérence. A ce sujet nous nous retrouverons la semaine prochaine ! 

Mots clés: Education Pédagogie Place Effort