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Sus à l’insomnie

Certains parents se retrouvent confrontés, pendant des semaines, des mois voire des années, à un ou plusieurs enfants les réveillant chaque nuit. Une épreuve pour toute la famille !

Edwin, 13 mois, ne s’endort jamais seul. Les parents se relaient pour rester jusqu’à près de 2 heures, chaque soir, à côté du petit lit attendant que l’enfant succombe au sommeil.

Amalia, 3 ans, exige qu’un des parents se couche à ses côtés le temps nécessaire à son endormissement. Le cas échéant, elle fait des crises d’angoisse telles que tout le quartier est ameuté.

Édouard, 5 ans, réveille ses parents plusieurs fois par nuit, les appelant d’abord plaintivement, si endéans les trois minutes, l’un  d’eux n’arrive pas, il hurle de panique.

Parfois, épuisés, les parents  prennent l’enfant dans leur lit. En général, à partir de ce moment, l’enfant dort comme un angelot. Pour les parents, par contre, ce squatter nocturne est parfois envahissant… et en tout cas la vie du couple et son intimité s’en ressentent drôlement…

Est-ce la pollution ? Est-ce le stress ? Mais pourquoi donc tant d’enfants souffrent-ils de troubles de sommeil ? Et surtout, comment y remédier ?

Première règle d’or.

Les problèmes de la nuit se résolvent pendant le jour !

En d’autres mots, il faut pas d’emblée s’acharner à faire disparaître le symptôme en sévissant le soir ou pendant la nuit mais plutôt réfléchir sur un agir sécurisant pendant le jour.

A ceci certains parents me répondent : “ Oui mais nous voulons dormir ! Dites-nous comment faire pour la mise au lit pour que cet enfant s’endorme en toute quiétude. Vous ne vous rendez pas compte du calvaire que nous vivons depuis… ” Exact, hélas dans le rayon des insomnies, il n’y a pas d’antidote radical et immédiat ! Et par ailleurs, le calvaire n’est pas que du côté des parents…

La souffrance de l’enfant insomniaque

Il n’y a pas que les parents qui pâtissent de ce pénible symptôme qu’est l’insomnie d’un enfant. Edwin et Amalia pourraient nous dire : “ Pensez-vous qu’il soit facile de se maintenir à tout prix réveillé ? De lutter contre le sommeil après une journée épuisante ! N’oubliez pas que les adultes ont cherché à me fatiguer au maximum pour que je m’endorme plus vite. Croyez-vous qu’il soit aisé de maintenir réveillé un petit corps qui tombe de fatigue ? Cela m’épuise, de plus je vois mes parents s’énerver sur moi. Et pourtant il  faut que je reste réveillé! ”

Aussi étonnant que cela puisse paraître, pour ces enfants, il est vital de rester éveillé le plus longtemps possible, ou encore de se réveiller la nuit pour faire venir un des parents à leur chevet. En effet, tel un bon chien de garde, inconsciemment ils ont le sentiment de toujours devoir garder un œil sur…leurs parents ! En général, l’enfant manifestant des troubles de sommeil a le sentiment qu’il doit, pour des raisons diverses, garder un certain contrôle sur l’adulte.

Un sentiment d’insécurité motive cette attitude.

Soit, il craint de ne plus les revoir après la “ petite mort ” du temps de sommeil, soit, il craint que quelque chose arrive aux parents s’il ne garde pas l’œil ouvert sur eux ! Ce dernier cas de figure se met en place lorsque l’adulte  sans cesse à la disposition de l’enfant, donne à ce dernier le sentiment d’être le “ maître ” du parent. L’enfant décide, le parent agit. Cette lourde et trop grande responsabilité empêche, croyez-moi, de s’endormir en toute sérénité car.. “ lorsque je dors je ne contrôle plus les faits et gestes de mes parents et…s’il leur arrivaient quelque chose ce serait de ma faute. Et que deviendrai-je sans eux ? ”

Ainsi, certains enfants ne trouvent le sommeil que lorsqu’ils sont assurés de savoir parents au lit. D’autres se réveillent la nuit pour s’enquérir si, “ ces parents dont je me sens responsable et à la fois dépendant ”, sont encore bien en vie…

Désamorcer le pouvoir

En désamorçant cette impression de pouvoir sur l’adulte que ressent l’enfant, un objectif important est atteint : sécuriser l’enfant en lui permettant d’imaginer la permanence de l’existence de l’adulte même si l’enfant ne le prend pas en charge…

“ Ridicule ! Comment voulez-vous qu’un enfant ait le sentiment d’avoir à prendre en charge un adulte ? Ce n’est quand même pas lui qui le nourrit ! ” diront, peut être, certains d’entre vous.

Et bien oui, la chose est possible. Un adulte, acceptant que son enfant le suive des yeux ou de la voix dans tous ses faits et gestes, et parfois même jusqu’aux toilettes… transmet le message suivant : “ Partout où je suis, tu dois être là. ” Cela sous-tend : “ Si tu n’es pas là, je suis en danger. ” Ceci est un nouvel exemple de la logique enfantine qui applique à l’autre ce qui est vrai pour lui. Sans la présence attentive et le soutien parental, l’enfant ne peut survivre ; par conséquent lorsque des parents acceptent de se soumettre à tous moments au contrôle de l’enfant, cela signifie pour l’enfant, la même angoisse : “ Sans toi près de moi, je ne peux survivre. ”…

Et vous voudriez que l’enfant s’endorme et abandonne ainsi lâchement ses parents à dieu sait quel destin funeste ?

La semaine prochaine nous réfléchirons ensemble sur quelques pistes permettant d’éviter ce type d’angoisse afin de sortir du pénible cercle vicieux de ces nuits insomniaques.