• garcon-feuilles
  • parent-enfant-main
  • fille-ado-chien
  • parents-mains-fillette
  • fille-chien
  • velo
  • garcon-dessin
  • maman-bras-bebe
  • fille-bulles
  • enfants-plage
  • enfants-bataille-coussins
  • mains-adulte-enfant
  • bebe-frere
  • enfant-dessin
  • bebe-bac-a-sable
  • fille-mer-chien
  • garcons-tire-la-langue
  • fille-nounours
  • enfants-bataille
  • garcons-riviere
  • garcon-couche-chien
  • fille-ado-ecole
  • garcon-et-bebe
  • fille-portable

Tu pleures ? Au lit !

La vie stressante et trépidante que mènent nombre de jeunes couples, les rend parfois très émotifs face aux pleurs et grincements de dents de leurs chers petits.

Un enfant qui pleure.

Que peut réveiller en nous le pleur d’un enfant ?

Qu’on le veuille ou non, un enfant qui pleure ou ronchonne nous renvoie aux larmes qui ont, lors de notre propre enfance, jaillies, perlées ou été retenues. Ce chagrin d’enfant peut aussi taquiner la tristesse et le désarroi…que ressentent parfois certaines mamans, face à la contrainte de travailler à l’extérieur et d’avoir à confier leur enfant à d’autres mains. Assez d’encre a coulé sur le déchirement et l’émergence de culpabilité ressenti par les mères ayant à mener de front : vie de couple, vie de famille et vie professionnelle.

Ainsi, les pleurs de leur enfant, les parents ont parfois du mal à les supporter, à entendre ce qu’ils signifient tant ils cherchent à refouler leurs propres pleurs intérieurs. Geste d’auto défense bien compréhensible. Une des manières de garder ces pleurs à distance, est de mettre l’enfant au lit dès qu’il manifeste une émotion qui réveille, insidieusement, une blessure parentale.

Voilà pour ce qui est de la logique inconsciente de l’adulte.

Aller au lit

Le lit est déjà pour l’enfant un lieu pas toujours évident En tant qu’adultes, nous avons oublié les similitudes entre « dormir » et « mourir »! En effet, à l’instar de mourir, dormir c’est perdre conscience, ne plus savoir ni contrôler ce qui se passe autour de nous, se sentir hors jeu de la réalité vivante, mouvante, vibrante. Or l’angoisse qui nous tenaille tous depuis notre naissance est cette peur « d’inexistence ». En somme, avoir aussi peu d’emprise sur le monde qu’un mort ! Un humain doit expérimenter suffisamment d’endormissements et de réveils rassurants pour faire la différence entre les deux états. Il peut ainsi prendre conscience d’une certaine perrénité de son existence et apprivoiser l’angoisse de la nuit noire. Car il est rassuré de retrouver ceux qui lui sont chers, ceux qui lui nous donne le sentiment d’exister, d’être quelqu’un.

Ce travail de prise de conscience se fait dès la naissance. Il n’empêche que pour grand nombre d’enfants s’endormir, quitter la relation avec l’autre,  suscite une réaction d’angoisse. Aussi, lors de la mise au lit, il n’est pas toujours évident, pour l’enfant, de comprendre avec exactitude l’adulte qui lui recommande de : « de vite dormir », de « se laisser emporter par le marchand de sable », de faire en sorte « que l’on ne l’entende plus », etc.

C’est pourquoi il est conseillé de toujours entourer la mise au lit de calme, de tendresse et de réassurance. L’enfant doit s’imprégner de l’idée que son lit est un cocon protecteur et non pas un cercueil !

Si tu pleures, tu vas au lit !

Vous avez, sans doute, déjà compris le dramatique mal entendu que risque de provoquer cette phrase : «  Si tu pleures, tu vas au lit ! ». Souvent accompagnée de « Tu es crevé…tu es explosé…faut donc aller au lit… » Reprenons la logique enfantine, logique très rigoureuse car elle fonctionne en prenant les mots au pied de la lettre. «  Si je pleure, je constate que l’adulte ne le supporte pas. En effet, il me déclare mort. Il préfère que je n’y sois plus pour ne plus entendre mes pleurs. Et il me met dans mon lit. Mon lit est donc un endroit pour disparaître. Un lieu où l’on met les indésirables pour ne plus les voir ni les entendre : mon lit. »

Ce raisonnement vous étonnera sans doute mais il permet de comprendre pourquoi certains enfants, que l’on amène vers leur chambre à coucher, disent avec des yeux larmoyants : « Pas dodo ! »

Refus d’aller ou de rester au lit

Le nombre d’enfants insomniaques est en proportion incroyablement croissante cette dernière décennie. Il y a plusieurs explications à cela. L’une d’elles est ce malentendu que fait l’enfant entre aller au lit et être rejeté suite à la phrase : « Si tu es pleure tu n’es pas sage, tu vas au lit ! ». Un double sentiment d’abandon l’habite alors : d’un côté, il se sent abandonné parce que pas écouté dans ses pleurs et en plus il imagine que l’expression de ses pleurs entraîne l’adulte à vouloir se débarrasser de lui en le mettant au lit…

Mais si l’enfant à choisi de vivre, il n’a pas envie de mourir ! Alors la nuit, dès qu’il se réveille, il tente de quitter ce lieu mortifère pour se réassurer auprès de ses parents que ceux-ci ne l’ont pas abandonné…Ainsi certains enfants s’efforcent de ne pas s’endormir ou se lèvent plusieurs fois par nuit pour essayer d’échapper à l’emprise mortifère de la couette ! 

Mots clés: Mort Pleurs Peur Sommeil