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Energie Verte

Personne ne devient prophète sans avoir été berger auparavant (Mahomet)

Ce n’est qu’un billet d’humeur, d’humeur verte. Mais non pas verte de rage, de jalousie ou de peur, mais verte comme l’herbe tendre qui renaît dans nos prairies.

Eprise de renouveau à l’image de la sève qui monte des racines pour faire éclater les bourgeons. Humeur verte tout à l’écoute de cette force printanière qui envahit mon corps, l’incitant à se délecter d’une lumière renouvelée. Energie de créativité éruptée par le silence de l’hiver.

Un champ énergétique nous habite tous, il nous maintient en vie, énergie verte par excellence ! Cette énergie pensons-nous assez à la protéger, à l’orienter ? On est tellement obnubilé par l’angoisse de perdre les ressources énergétiques qui rendent notre vie plus agréable que nous en arrivons, trop souvent, à oublier l’énergie la plus essentielle, celle qui nous habite depuis le premier jour de notre conception. Celle qui jour après jour, d’un instant après instant, construit notre corps de chair et de sang en lui offrant des outils extrêmement sophistiqués, notre cerveau, nos sens. Nous avons reçu des terminaisons nerveuses permettant de ressentir les choses physiquement. La portée profonde de la jouissance des sens, y sommes-nous assez attentifs ? Par nos oreilles assourdies, qui d’entre nous entend encore le langage des fourmis qui communiquent en se tapant le ventre contre le sol. ? Notre nez brouillé de déodorants corporels ou ménagers se sent frustré d’enivrements subtils.

Et nos yeux ? Trop souvent phagocytés par les écrans… La pensée simplificatrice et rationalisante s’oriente vers une exaltation de l’innovation technologique, Univers de gigabite, de megapixels, de widgets, de flux actualisés focalisant nos regards sur des écrans en tous genres et de toutes formes. Apprécions les merveilleux outils technologiques pour ce qu’ils sont mais ne nous laissons pas dominer par eux !

La spécificité de l’humain est double. L’homme est vivant car doté d’une vie biologique. Mais, en plus, grâce à la conscience, il a la faculté de s’éprouver vivant, en d’autres mots « d’habiter son corps » de l’intérieur. Vivre en humain signifie s’incarner, prendre le temps de sentir ce qui vibre en nous, prendre conscience de ce flux energétique qui sans cesse nous traverse de haut en bas, de bas en haut.

Pourquoi ne pas tenter une expérience verte ? Accueillir, se laisser inonder par l’impact de l’énergie printanière. N’hésitons pas à y penser. L’acte de penser implique plus que la simple déduction rationnelle, c’est aussi l’œil de l’intuition qui ouvre sur la créativité. C’est cette sensibilisation, cette connaissance des choses du « dedans » de nous-même. Vitalité qui nous pousse à sortir de nos maisons comme la marmotte sort de l’hiver.

Faisons danser nos cellules, qu’elles partent en pèlerinage pour nous faire découvrir d’autres rives. Les voyages de nos sens forment nos pensées. Ouvrons chaque fenêtre de notre maison intérieure afin d’aérer l’énergie qui nous habite, la vivifier, renforcer son éclat. Bougeons, voyageons notre regard vers tout ce que ce nouveau printemps réveille. Nos sens sédentarisés par des journées humides et rationnées de lumière doivent retrouver une ardeur nomade. Cette jouissance des sens, nous reliant à la profondeur de notre intimité, libèrera une énergie créatrice de bonheur et d’apaisement. 

Mots clés: Sensorialité Voyage Force