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La Crise

Le pessimiste se plaint du vent, l’optimiste espère qu’il va changer, le réaliste ajuste ses voiles. (William Arthur Ward)

Emploi, dette, budget, on n’a plus que ces mots à la bouche... La crise serait-elle uniquement économique et financière ? N’est-elle pas aussi le signe d’un monde qui change, de variations de paramètres déboussolant nos têtes grises?

Les enfants n’occupent plus la même place dans les cercles familiaux, atteindre le 3ème âge n’implique plus d’avoir un pied dans la tombe, l’ami à l’autre bout du monde est à portée d’oreille. Face à l’émergence d’un nouveau monde, quelles paroles circulent dans nos familles ? Inquiétantes ou confiantes dans l’avenir ?

Un nouveau rapport à la connaissance et à l’information a toujours suscité angoisse et méfiance. Face à la découverte révolutionnaire de l’écriture, dubitatif, Socrate clame que seul l’oral est vivant. Accompagnée du ricanement de ceux qui annoncent que, de toute manière, on ne pourrait lire tous les livres, l’imprimerie vient à son tour bouleverser la transmission de la connaissance.  Faut-il s’étonner qu’à l’aube de la révolution numérique l’humanité se trouve franchement perturbée par cette nouvelle avancée ?

Michel Serres nous parle d’un « nouvel humain », celui qui est né dans l’informatique. Eh oui, là où moi j’essaye de travaille « avec » mon ordinateur, mes petits- enfants sont tombés dedans, dès leur naissance. Pour eux, sans connexion instantanée, le monde est inconcevable. Ils tiennent le monde au bout des doigts. Tous les humains, tous les enseignements, tous les lieux, sont à leur portée.

Tout devra être repensé. Ainsi, par exemple, l’essence de l’enseignement aura, sans doute, pour rôle d’aider les jeunes à intérioriser, à organiser les innombrables informations disponibles en accès immédiat. De les former à l’esprit critique afin de garder le cap face à la surinformation dispersante.

L’invitation du changement, c’est l’invitation à penser. A penser le monde dans lequel nous voudrions vivre et à imaginer comment y arriver. Ainsi, la prise de conscience écologique rend optimiste pour le futur car l’innovation sera la solution à bien des problèmes d’environnement. Cultivant l’échange et la solidarité, nous apprenons à consommer des produits locaux pour moins d’argent et moins de déchets d’emballage. Il y a mille façons de valider la pertinence de la créativité et de l’initiative. Plutôt que de s’alarmer, travaillons chacun à déplacer nos limites.

Les crises servent, entre autres, à changer la perception des événements et la conception des choses. Interrogeons-nous avec passion sur ce qui nous empêche de voir ce qu’il faut faire pour construire un monde meilleur. Creusons nos méninges pour tenter de comprendre les aspects de la réalité qui nous ont semblé, jusqu’à aujourd’hui, inconcevables ou invisibles. 

Un nouveau fonctionnement du monde est à construire et nous aurons à le mettre en œuvre tous ensemble. Nous vivons un passionnant tournant historique où, à l’instar d’Eluard, nous pouvons espérer que la douce loi des hommes sera de changer l’eau en lumière, le rêve en réalité, et les ennemis en frères. 

Mots clés: Société Penser Souffrance