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Résister et Proposer

« Stand up and resist » (Hélène De Beir)

Je persiste et signe.

Pour moi, l’étendard de cette année nouvelle porte l’emblème de la résistance. Je m’efforcerai de le tenir haut et fort.

L’aventure humaine est une aventure collective ; elle se développe grâce à tous ces êtres qui portent en eux la mémoire de la source et l’appel du grand large. Si certains courants vitaux de la société nous guident vers  la civilisation intérieure de l’être, d’autres mènent à l’uniformisation, à la sclérose, voire à la bêtise d’une vie qui a perdu tout sens. Vers quelle aube naviguons-nous ? La mer sociétale est houleuse, il n’est guère facile de distinguer les courants porteurs de ceux qui mènent à la dérive.

En ce nouveau départ qu’offre l’an 2013, j’en appelle à développer un esprit critique salutaire nous enjoignant à oser nager à contre-courant des routines mortelles. A faire bégayer les certitudes, à s’introduire dans les failles par où la pensée peut naître. A faire confiance lorsque notre intuition nous appelle à la vigilance, au refus, voire même à la lutte contre tout ce qui fait obstacle à la vie. Laissons la porte ouverte au doute, à la remise en cause des évidences, à la confrontation des idées, à la transgression.

A chacun de nous de réveiller son Robin des Bois intérieur. L’esprit chevaleresque n’est pas qu’un jeu de l’enfance ou une histoire du passé. Cette voie d’accomplissement s’adresse à nous tous. Aller à l’essentiel, ne pas fuir la peur, oser, sans pour autant détenir de certitude. L’idéal chevaleresque est apparu au XIIe siècle comme un défi lancé à un ordre social qui menaçait la liberté. Aujourd’hui encore, le même défi s’ouvre à nous. Il nous faut retrouver la possibilité pour chacun d’être lui-même, et non pas un simple élément interchangeable dans le vaste marché global. L’éthique chevaleresque n’est pas prescriptive, elle ne dépend pas de règles de comportement strictes qu’il faudrait suivre à la lettre. Elle est l’aventure de la liberté, portée par un idéal de courtoisie, de politesse et d’attention aux autres.

Osons être des Don Quichotte, des derniers des Mohicans, des chiens perdus sans collier. S’il est vrai que l’on n’arrête pas le cours des choses et du temps, nous pouvons, chacun avec le rayonnement de ses possibilités, en influencer la direction. La crise est là, mais l’aborder dépend sans doute du bout de la lorgnette par lequel on la regarde. A partir de son nombril ou par une vision plus large d’espérances d’un monde plus respectueux des autres, d’agissements pour la beauté du geste et de moins de tolérance vis-à-vis des excès du consumérisme ?

Je signe ma rentrée dans une résistance à la déshumanisation programmée par une minorité évanescente dont on ne sait de quelle place elle énonce ses vérités et ses priorités.

M’accompagnerez-vous dans cette aventure ?

Moi-même, sais-je où me conduira la parole levée comme gibier d’automne dans la migration des mots ? (André Romus) 

Mots clés: Société Transmission